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Les principales aides financières pour les personnes âgées et leurs proches en 2026

Les principales aides financières pour les personnes âgées et leurs proches en 2026

Catégories : Aidants
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Voici les principales aides à connaître en 2026.

Allocation personnalisée d’autonomie (APA)

L’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) est destinée aux personnes âgées de 60 ans et plus qui rencontrent une perte d’autonomie.

Elle peut être attribuée :

  • à domicile, pour financer tout ou partie des dépenses prévues dans un plan d’aide ;
  • en établissement, notamment en EHPAD, pour contribuer au financement du tarif dépendance.

Pour bénéficier de l’APA, la personne doit notamment résider en France de manière stable et régulière et être classée GIR 1 à GIR 4 selon la grille AGGIR. Les personnes classées GIR 5 ou GIR 6 ne bénéficient pas de l’APA, mais peuvent éventuellement solliciter d’autres aides, notamment auprès de leur caisse de retraite.

À domicile, le montant maximum mensuel du plan d’aide APA dépend du niveau de dépendance. En 2026, les plafonds indiqués par Service-Public sont de :

Groupe GIR Montant mensuel maximum de l’APA à domicile
GIR 1 2 045,56 €
GIR 2 1 654,18 €
GIR 3 1 195,67 €
GIR 4 797,96 €

Le montant effectivement versé dépend notamment du plan d’aide et de la participation financière restant à la charge du bénéficiaire en fonction de ses ressources.

L’APA peut notamment contribuer à financer une aide à domicile, la livraison de repas, certaines aides techniques ou des mesures d’adaptation du logement.

À savoir : l’APA peut également être utilisée pour rémunérer une aide à domicile ou, dans certaines conditions, dédommager un aidant familial.

Source officielle : Service-Public – Allocation personnalisée d’autonomie (APA).

Allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA)

L’Allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) est destinée aux retraités disposant de faibles ressources.

Elle permet de compléter les revenus afin d’atteindre un montant minimum de ressources, sous réserve de respecter les conditions prévues par la réglementation.

L’ASPA est versée par la caisse de retraite du bénéficiaire, notamment la Carsat ou la MSA selon la situation. Son montant dépend notamment de la situation familiale et des ressources du foyer.

En 2026, le montant maximal mensuel indiqué par les sources institutionnelles est de 1 043,59 € brut pour une personne seule, sous réserve des conditions d'attribution et de ressources applicables.

L’ASPA est donc une aide à prendre en compte lorsque les revenus de retraite sont faibles, mais elle ne finance pas directement les dépenses liées à la perte d’autonomie comme peut le faire l’APA.

Source officielle : Service-Public – Allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA).

Allocation supplémentaire d’invalidité (ASI)

L’Allocation supplémentaire d’invalidité (ASI) est destinée aux personnes invalides disposant de faibles ressources et qui n’ont pas encore atteint l’âge permettant de bénéficier de l’ASPA.

Elle peut compléter certains revenus afin de garantir un niveau minimum de ressources, sous réserve de respecter les conditions prévues.

La demande est effectuée auprès de l’organisme compétent selon le régime d’affiliation, notamment la CPAM, la Carsat ou la MSA. Les démarches et conditions varient selon la situation du demandeur.

L’ASI ne doit donc pas être confondue avec l’ASPA : l’ASI concerne principalement les personnes invalides n’ayant pas atteint l’âge ouvrant droit à l’ASPA, tandis que l’ASPA est destinée aux retraités disposant de faibles ressources.

Source officielle : Service-Public – Allocation supplémentaire d’invalidité (ASI).

Aide ménagère à domicile

Les personnes âgées qui rencontrent des difficultés pour effectuer certaines tâches de la vie quotidienne peuvent, sous conditions, bénéficier d'une aide financière pour rémunérer une aide à domicile.

Cette aide, souvent appelée aide ménagère, peut permettre de financer des interventions pour différentes tâches, par exemple :

  • le ménage ;
  • la lessive ;
  • la préparation des repas ;
  • certaines tâches courantes du quotidien.

L’attribution dépend notamment de l’âge et des ressources. Elle peut être sollicitée auprès des services compétents de la commune ou du département, selon la situation.

Cette aide peut notamment concerner les personnes qui ne remplissent pas les conditions permettant de bénéficier de l’APA.

Attention : l’aide ménagère à domicile et l’APA sont deux dispositifs différents et ne sont pas cumulables dans certaines situations.

Source officielle : Service-Public – Personne âgée : aide financière pour rémunérer une aide à domicile.

Portage de repas à domicile

Le portage de repas à domicile permet aux personnes âgées qui rencontrent des difficultés pour faire leurs courses ou préparer leurs repas de recevoir directement des repas chez elles.

Le bénéficiaire peut généralement choisir le nombre de repas souhaités et les menus proposés par le service. Les repas sont ensuite livrés sous forme de plateaux-repas, souvent à réchauffer.

Selon la situation, une participation financière peut être demandée. Des aides peuvent également être mobilisées, notamment dans le cadre de certains plans d’aide ou dispositifs locaux.

Pour connaître les possibilités disponibles, il est conseillé de contacter :

  • la mairie ;
  • le CCAS ;
  • le service autonomie du département ;
  • un point d’information local dédié aux personnes âgées.

Le portail officiel Pour les personnes âgées recommande notamment de contacter la mairie ou le point d’information local pour identifier les services disponibles sur le territoire.

MaPrimeAdapt’ : une aide importante pour adapter le logement

Depuis 2024, MaPrimeAdapt’ constitue le principal dispositif national de l’Anah destiné à financer l’adaptation des logements à la perte d’autonomie et au handicap.

Elle peut notamment financer des travaux permettant de rendre le logement plus accessible et plus sûr : adaptation de la salle de bains, installation d’une douche adaptée, amélioration de l’accessibilité ou encore certains aménagements permettant de faciliter les déplacements dans le logement.

En 2026, MaPrimeAdapt’ peut financer :

  • 70 % des travaux pour les ménages aux revenus très modestes ;
  • 50 % des travaux pour les ménages aux revenus modestes ;

dans la limite d’un plafond de 22 000 € HT de travaux subventionnables. L’aide maximale peut donc atteindre 15 400 €.

Le dispositif concerne notamment :

  • les propriétaires occupants ;
  • les locataires du parc privé sous certaines conditions ;
  • les personnes âgées ;
  • les personnes en situation de handicap répondant aux critères du dispositif.

Pour les personnes âgées, le dispositif peut notamment être mobilisé à partir de 70 ans sans condition de perte d’autonomie, dans une logique de prévention. Les personnes âgées de 60 à 69 ans peuvent également être concernées lorsqu’elles présentent une perte d’autonomie précoce.

Comment demander MaPrimeAdapt’ en 2026 ?

Une évolution importante est intervenue en août 2026 : depuis le 17 août 2026, France Rénov’ constitue le point d’entrée unique pour les demandes d’aides de l’Anah, dont MaPrimeAdapt’.

Les ménages doivent désormais créer ou utiliser leur compte personnel sur france-renov.gouv.fr pour accéder au parcours correspondant à leur situation.

Un accompagnement peut également être prévu pour aider le ménage à définir son projet et à constituer son dossier.

Sources officielles : Anah et France Rénov’.

Le crédit d’impôt pour l’adaptation du logement : supprimé pour les dépenses de 2026

C’est l’une des principales mises à jour à apporter à l’ancien article.

Le crédit d’impôt pour les travaux d’adaptation du logement à la perte d’autonomie ou au handicap a été supprimé pour les dépenses payées à partir du 1er janvier 2026.

Il reste toutefois possible de bénéficier du crédit d’impôt pour les dépenses éligibles payées en 2025, sous réserve de respecter les conditions applicables à cette année.

Pour les dépenses de 2025, le crédit d’impôt correspondait à 25 % des dépenses, dans la limite de :

  • 5 000 € pour une personne seule ;
  • 10 000 € pour un couple soumis à imposition commune ;
  • avec une majoration pour certaines personnes à charge.

Les travaux devaient être réalisés et facturés avant le 31 décembre 2025.

En 2026, il ne faut donc plus présenter ce crédit d’impôt comme une aide disponible pour de nouveaux travaux. Pour les ménages concernés, MaPrimeAdapt’ constitue désormais le dispositif de référence de l’Anah pour l’adaptation du logement.

Allocation journalière du proche aidant (AJPA)

L’Allocation journalière du proche aidant (AJPA) s’adresse aux personnes qui réduisent ou cessent temporairement leur activité professionnelle pour accompagner un proche en situation de handicap ou de perte d’autonomie.

En 2026, l’AJPA peut être versée dans la limite de :

  • 66 jours par personne aidée ;
  • 4 personnes aidées au maximum au cours de la carrière, soit 264 jours au total.

Le montant indiqué par Service-Public est de 66,64 € par journée ou 33,32 € par demi-journée, avec un maximum de 22 journées indemnisables par mois.

L’AJPA vise notamment à compenser une partie de la perte de revenus liée à la réduction ou à l’arrêt temporaire de l’activité professionnelle.

La demande est effectuée auprès de la Caf ou de la MSA, selon le régime auquel appartient le proche aidant.

D’autres aides peuvent également être mobilisées

Les dispositifs précédents ne constituent pas une liste exhaustive des aides disponibles.

Selon la situation de la personne âgée, il peut également être utile de se renseigner sur :

  • les aides des caisses de retraite ;
  • les aides au logement, notamment APL ou ALS ;
  • l’aide sociale à l’hébergement (ASH) en cas d’entrée dans un établissement habilité ;
  • certaines aides des collectivités locales ;
  • les aides destinées aux proches aidants ;
  • la Prestation de compensation du handicap (PCH) lorsque les conditions sont remplies.

En EHPAD, par exemple, trois principales aides peuvent contribuer au financement de la facture : l’APA pour une partie du tarif dépendance, l’APL ou l’ALS pour une partie du tarif hébergement et, dans certaines situations, l’ASH.

Comment savoir à quelles aides une personne âgée peut prétendre ?

Les aides dépendent fortement de la situation individuelle. Avant d'engager une dépense importante, il est donc préférable de vérifier les droits auprès des organismes compétents.

Vous pouvez notamment contacter :

  • le service autonomie du département pour l’APA ;
  • la mairie ou le CCAS pour les aides locales et l’aide ménagère ;
  • la caisse de retraite ;
  • la Caf ou la MSA pour certaines prestations ;
  • France Rénov’ pour les travaux d’adaptation du logement et MaPrimeAdapt’ ;
  • un point d’information local dédié aux personnes âgées.

Pour les démarches liées à l’adaptation du logement, le simulateur officiel Service-Public permet également d’identifier les aides de l’Anah susceptibles de correspondre à la situation du ménage.

À retenir en 2026

L’APA reste l’aide centrale pour financer une partie des dépenses liées à la perte d’autonomie des personnes âgées de 60 ans et plus.

L’ASPA permet de compléter les ressources des retraités disposant de faibles revenus, tandis que l’ASI concerne les personnes invalides disposant de faibles ressources avant l’âge ouvrant droit à l’ASPA.

Pour le maintien à domicile, l’aide ménagère, le portage de repas et les aides des caisses de retraite peuvent également être utiles.

Pour l’adaptation du logement, MaPrimeAdapt’ est désormais le dispositif de référence, tandis que le crédit d’impôt pour les travaux d’adaptation a pris fin pour les dépenses payées à partir du 1er janvier 2026.

Enfin, les proches qui réduisent leur activité professionnelle pour accompagner une personne dépendante peuvent, sous conditions, bénéficier de l’AJPA.

Les règles et montants pouvant évoluer, il est recommandé de vérifier les conditions applicables au moment de la demande auprès des organismes officiels.

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